Une tite idée... ce que penserait une ado surprotégée, version extrême... partie de son journal intime?^^
[...] ça me rend folle d'être autant coupée avec l'extérieur. Avec l'extérieur que j'aime.
Avant, je m'amusais à balayer d'un geste ce sentiment de frustration. Mais maintenant, je ne peux plus. Vous m'empêchez de vivre, tout simplement. Vous m'empêchez d'être avec ceux que j'apprécie plus que tout. Vous tuez en moi une faible lueur de reconnaissance qui croissait depuis peu.
Paraît-il, il ya toujours pire. Mais en quoi est-ce une consolation?
... C'est de l'acide que vous avez versé non sans plaisir sur une plante naissante, une plante relationnelle qui a cherché à s'épanouir lentement mais sûrement, au sein d'un entourage toujours plus étonné et appréciateur.
Vous détruisez mon amour. En cela, ai-je le droit de vous haïr?
Je sais qu'en tout cas, je peux vous haïr pour cette belle prison. Avec vos airs guindés paternels, vous réjouissez vous de m'enferrer toujours davantage?
La vie; ce beau principe inutile sans fondement, comme vous le dites si bien; est-elle si importante quant au futur?
S'il faut toujours vivre pour le futur, c'est pour la mort que je reste ici à vous écouter sagement, et c'est pour la mort que je me force à brider mes réactions.
Et sincèrement, je pense que si c'est pour la mort que je vis, autant y mettre un terme rapidement.
Je n'aurais plus à me plaindre. Et j'aurais vécu pour le but que vous me souhaitiez.
Evidemment ça serait trop facile. Beaucoup trop facile. Et d'abord je n'ai pas envie de vous obéir, aussi indirect l'ordre soit-il. De plus, avec les quelques relations durables que j'ai réussi à me forger, je n'ai pas le droit de quitter cette petite sphère "space" qu'est la mienne. Et la leur.
Même s'il est vrai que l'oubli surgit bien plus vite qu'on ne l'aurait pensé.
J'aime le monde et je le déteste.
Je suis une fille.
Quoi d'étonnant...